Après la fermeture de la faïencerie de Montereau, en 1955, et sa démolition en 1975, la perte des archives de l’entreprise s’est faite sentir, toujours plus douloureusement, à mesure que l’on a découvert l’immensité de la production.
N’oublions pas qu’avant guerre, la faïencerie de Montereau était l’outil de travail du groupe Creil & Montereau + Choisy, le 2ème de France après Sarreguemines.
Les pièces uniques préparées pour les expositions universelles ont été perdues au même titre que la vaisselle courante.
Les pièces uniques, et les autres présentées dans la faïencerie vers 1950, ont été perdues
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Tout était à reconstituer
Reléguées sous les pots de fleurs (ou cassées), à moins qu’elles ne trônent sur un vaisselier, vendues à des chiffonniers ou au contraire rachetées à prix d’or dans une brocante, les faïences de Creil & Montereau ne doivent pas être considérées comme des trésors ni comme des épaves. Cette "vaisselle" mérite l’attention et le respect au même titre que les autres éléments de notre patrimoine.
Un travail de fourmi, entamé il y a 50 ans, a permis de découvrir et d’étudier de nombreux pans de cette gigantesque activité céramique et de nombreuses publications ont vu le jour grâce à un travail d’édition et de diffusion bénévole : 12.200 pages et 32.400 illustrations ont ainsi été mises à la disposition des générations futures.
Assiette du service de table CAPRI, décor peint main, marque HBCM, vers 1935
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Si vous êtes attachés à cette faïence qui était sur les tables de nos parents et grands-parents, si vous cherchez de la documentation spécifique et de qualité, voyez la liste des publications qui sont encore disponibles.
Le reste est à consulter dans la plupart des bibliothèques patrimoniales.




